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Restructuration : fusion, scission, apport partiel d'actif et TUP

Votre groupe évolue, vos sociétés doivent s'adapter. Fusion-absorption, scission, apport partiel d'actif ou TUP : chaque opération répond à un objectif stratégique précis. Sandrine Chiorozas coordonne l'ensemble du processus — structuration, traité, rapports, assemblées, publications et formalités au guichet unique.

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Fusion, scission, APA, TUP
Coordination complète du processus
Régime fiscal de faveur sécurisé

Quelle opération pour votre projet ?

Chaque opération a ses conditions, son formalisme et ses conséquences. Sandrine Chiorozas vous aide à choisir la plus adaptée à votre situation.

Fusion-absorption

Une ou plusieurs sociétés (absorbées) transmettent l'intégralité de leur patrimoine à une société existante (absorbante). Les sociétés absorbées sont dissoutes sans liquidation. Les associés reçoivent des titres de l'absorbante.

Quand l'utiliser

  • Regrouper deux sociétés pour simplifier la structure
  • Absorber une filiale pour mutualiser les coûts
  • Fusionner avec un concurrent
  • Réduire le nombre de personnes morales dans un groupe

Points clés

  • Transmission universelle du patrimoine
  • Possible entre sociétés de formes différentes (art. L.236-2)
  • Continuité des contrats de travail (L.1224-1)
  • Droit d'opposition des créanciers : 30 jours

Scission

Une société transmet l'intégralité de son patrimoine à plusieurs sociétés, puis est dissoute sans liquidation. Depuis l'ordonnance du 24 mai 2023, la scission partielle est également prévue (la société apporteuse subsiste).

Quand l'utiliser

  • Séparer des branches d'activité (immobilier / exploitation)
  • Préparer la cession d'une partie de l'activité
  • Organiser la transmission familiale
  • Résoudre un conflit entre associés

Points clés

  • Solidarité des bénéficiaires pour le passif (sauf clause contraire)
  • Commissaire à la scission obligatoire (sauf exceptions)
  • Applicable aux SARL (art. L.236-20)
  • Droit d'opposition créanciers si clause de non-solidarité

Apport partiel d'actif (APA)

Une société transfère une branche complète et autonome d'activité à une autre société, existante ou nouvelle. La société apporteuse n'est pas dissoute — elle reçoit des titres de la bénéficiaire en contrepartie.

Quand l'utiliser

  • Filialiser une branche d'activité (créer une holding)
  • Préparer une cession partielle de l'entreprise
  • Séparer immobilier et exploitation
  • Accueillir un investisseur sur une activité spécifique

Points clés

  • Régime des scissions applicable si branche complète
  • Depuis 2023 : régime simplifié étendu aux SARL
  • La société apporteuse subsiste
  • Régime fiscal de faveur possible (art. 210 B CGI)

TUP (Transmission universelle de patrimoine)

Lorsqu'une société dont l'associé unique est une personne morale est dissoute, l'intégralité de son patrimoine est transmise à cet associé, sans liquidation. C'est le mécanisme le plus simple pour absorber une filiale détenue à 100 %.

Quand l'utiliser

  • Absorber une filiale détenue à 100 %
  • Simplifier la structure d'un groupe
  • Liquider rapidement une société inactive
  • Alternative à la fusion simplifiée quand la rapidité prime

Points clés

  • Associé unique = personne morale obligatoirement
  • Pas de traité, pas de commissaire, pas d'AGE
  • Opposition créanciers : 30 jours (Bodacc depuis oct. 2024)
  • Procédure en 2-3 mois, coûts réduits

Fusion, scission, APA ou TUP : quelle différence ?

Critère Fusion Scission APA TUP
Sort de l'apporteuse Dissoute Dissoute Subsiste Dissoute
Patrimoine transféré Intégralité Intégralité (réparti) Branche d'activité Intégralité
Traité / projet Obligatoire Obligatoire Oui (si régime scissions) Non
Commissaire Oui Oui Selon les cas Non
AGE requise Oui Oui Oui (sauf simplifié) Non
Opposition créanciers 30 jours 30 jours 30 jours 30 jours (Bodacc)
Durée moyenne 3-6 mois 3-6 mois 2-4 mois 2-3 mois
Régime fiscal faveur Art. 210 A Art. 210 A Art. 210 B Art. 210 A

Les étapes d'une fusion-absorption

Procédure encadrée par les articles L.236-1 à L.236-17 du Code de commerce, réformés par l'ordonnance n° 2023-393 du 24 mai 2023.

1

Diagnostic et structuration

Analyse des deux sociétés (forme juridique, capital, bilan, contrats, salariés, baux), sens de la fusion, parité d'échange et date d'effet rétroactive éventuelle.

2

Information-consultation du CSE

Si l'une des sociétés a un CSE, celui-ci doit être informé et consulté avant le dépôt du projet de fusion. Obligation d'ordre public.

3

Rédaction du traité de fusion

Le traité est signé par les dirigeants des deux sociétés : désignation et évaluation de l'actif et du passif transmis, rapport d'échange, modalités de remise des titres, date d'effet, sort des salariés.

4

Dépôt du projet au greffe

Dépôt au greffe de chaque société, au moins 1 mois avant la date des AGE. Publication au Bodacc (art. R.236-2).

5

Rapports

Rapport de la direction (justification de la parité) + rapport du commissaire à la fusion (désigné par le tribunal). Mise à disposition des associés 1 mois avant l'AGE.

6

Assemblées générales extraordinaires

Chaque société vote la fusion en AGE : SARL 2/3 des parts, SAS selon les statuts, SA 2/3 des voix des actionnaires présents/représentés.

7

Opposition des créanciers

30 jours à compter de la dernière publication. Le tribunal peut ordonner le remboursement, la constitution de garanties ou rejeter l'opposition.

8

Formalités post-fusion

Publication de l'avis de fusion, inscription modificative au RCS pour l'absorbante, radiation de l'absorbée, dépôt au guichet unique INPI, enregistrement fiscal du traité.

Fusion simplifiée (filiale 100 %)

Lorsque l'absorbante détient 100 % de l'absorbée, le régime simplifié s'applique (art. L.236-11) : pas de rapport du commissaire à la fusion ni du commissaire aux apports, seule l'AGE de l'absorbée statue (ou aucune AGE si détention à 100 %). Régime étendu aux filiales détenues à 90 % (sauf SARL) et aux sociétés sœurs détenues à 100 % par la même mère.

TUP : la procédure simplifiée en 5 étapes

La TUP est l'opération la plus rapide et la moins coûteuse pour absorber une filiale détenue à 100 % par une personne morale.

1

Décision de dissolution

L'associé unique (société mère) prend la décision de dissoudre sa filiale. PV rédigé mentionnant la TUP (art. 1844-5 al. 3 C. civ.).

2

Publication

Décision publiée dans un JAL, puis au Bodacc. Le délai d'opposition court à compter du Bodacc (depuis oct. 2024).

3

Opposition créanciers

30 jours à compter du Bodacc. Les créanciers forment opposition par assignation devant le tribunal.

4

Transfert du patrimoine

À l'expiration du délai, le patrimoine intégral (actif + passif) est transféré de plein droit. La société perd sa personnalité morale.

5

Radiation

Demande de radiation au guichet unique INPI dans le mois, avec le certificat de non-opposition du greffe.

Avantages

  • Pas de traité, pas de commissaire, pas d'AGE
  • Procédure en 2-3 mois
  • Coûts réduits (greffe + annonce légale)
  • Régime fiscal de faveur applicable (art. 210 A)

Limites

  • Associé unique = personne morale uniquement
  • Contrats intuitu personae non transmis automatiquement
  • Prise en charge intégrale du passif par l'associé unique

Le régime fiscal de faveur (art. 210 A et 210 B CGI)

Le régime de faveur rend les restructurations fiscalement neutres : pas d'imposition immédiate, report jusqu'à la cession effective des biens.

Pour la société absorbée

  • Exonération d'IS sur les plus-values de fusion
  • Exonération des provisions qui conservent leur objet
  • Seuls les bénéfices d'exploitation en cours restent imposables
  • Soulte limitée à 10 % de la valeur nominale

Pour la société absorbante

  • Reprise des valeurs fiscales de l'absorbée
  • Réintégration étalée des plus-values (5 ou 15 ans)
  • Reprise des provisions de l'absorbée
  • Transfert des déficits < 200 000 € sans agrément

Droits d'enregistrement

  • Droit fixe : 375 € (capital < 225 000 €) ou 500 €
  • Enregistrement gratuit fusions entre PM à l'IS (depuis 2019)
  • Taxe de publicité foncière si transfert immobilier

Attention : le régime de faveur est exclu si l'opération a pour objectif principal la fraude ou l'évasion fiscales (art. 210-0 A III CGI). L'opération doit être motivée par des raisons économiques valables. Un rescrit fiscal peut être sollicité auprès de l'administration.

L'impact sur les salariés

En cas de fusion, scission ou TUP, les contrats de travail sont automatiquement transférés au nouvel employeur en application de l'article L.1224-1 du Code du travail. Les salariés conservent leur ancienneté, leur rémunération et leurs avantages acquis. Le CSE doit être consulté avant toute opération. Les accords collectifs de l'absorbée continuent de s'appliquer pendant une période de survie (15 mois maximum : 12 mois de maintien + 3 mois de préavis), à l'issue de laquelle un accord de substitution doit être négocié. Les mandats des représentants du personnel de la société absorbée prennent fin à la date de la fusion, sauf si la société conserve son autonomie juridique.

30 jours
délai d'opposition des créanciers
6 mois
prescription de l'action en nullité d'une fusion
10 %
soulte maximum (% valeur nominale des titres)
375 €
droit fixe d'enregistrement (régime de faveur)

Nos prestations de restructuration

Chaque opération est unique. Sandrine Chiorozas établit un devis sur-mesure après analyse de votre situation.

Prestation Détail Tarif indicatif
TUP simple Dissolution sans liquidation d'une filiale 100 % — PV, publications, radiation à partir de 800 €
Fusion simplifiée (filiale 100 %) Traité, publications, AGE, formalités greffe à partir de 2 500 €
Fusion-absorption Diagnostic, traité, rapports, AGE, publications, formalités sur devis
Scission Projet de scission, rapports, AGE, publications, formalités sur devis
Apport partiel d'actif Convention d'apport, commissaire, AGE, publications sur devis
Accompagnement fiscal Coordination avec votre expert-comptable sur le régime de faveur inclus

Frais réglementaires non inclus (annonces légales, greffe, commissaire). Devis gratuit sous 48 h. Sandrine Chiorozas coordonne l'ensemble des intervenants.

Demander un devis

Ce que nous prenons en charge

Diagnostic juridique et fiscal de l'opération
Rédaction du traité de fusion / projet de scission / convention d'apport
Coordination avec l'expert-comptable et le commissaire
Rédaction des PV d'assemblée (AGE, décision associé unique)
Publication des avis légaux (JAL, Bodacc)
Dépôt du dossier au guichet unique INPI
Suivi du délai d'opposition des créanciers
Radiation de la société dissoute et mise à jour du Kbis

Comment ça marche ?

01

Diagnostic gratuit

Vous décrivez votre projet. Sandrine analyse les sociétés concernées et vous recommande l'opération la plus adaptée (fusion, scission, APA ou TUP).

02

Structuration et chiffrage

Calendrier, budget prévisionnel (frais réglementaires + honoraires) et coordination avec votre expert-comptable pour le volet fiscal.

03

Exécution

Rédaction de tous les documents juridiques, publications, assemblées, rapports. Sandrine pilote le calendrier et respecte les délais légaux.

04

Finalisation

Formalités au greffe, radiation, nouveau Kbis. Vous recevez un dossier complet de l'opération.

Questions fréquentes sur la restructuration

Quelle est la différence entre une fusion et une TUP ?
La fusion est une opération entre deux sociétés ou plus, nécessitant un traité de fusion, des rapports et des assemblées générales. La TUP est le mécanisme automatique prévu par l'article 1844-5 du Code civil : lorsqu'une société n'a qu'un seul associé personne morale, sa dissolution entraîne le transfert de plein droit de tout son patrimoine à cet associé, sans traité ni commissaire. La TUP est plus rapide (2-3 mois) et moins coûteuse, mais n'est possible que pour les filiales détenues à 100 % par une personne morale.
Combien de temps dure une fusion ?
Une fusion classique prend en moyenne 3 à 6 mois, entre la phase de diagnostic et l'obtention du nouveau Kbis. La fusion simplifiée (filiale 100 %) peut être bouclée en 2 à 3 mois. La TUP est la plus rapide : environ 2 mois.
Un commissaire à la fusion est-il toujours obligatoire ?
Non. En fusion simplifiée (absorbante détient 100 % de l'absorbée), le commissaire à la fusion n'est pas requis. Les associés de toutes les sociétés participantes peuvent également renoncer à l'unanimité à sa désignation (sauf en SA). En revanche, un commissaire aux apports reste nécessaire si l'opération génère une augmentation de capital rémunérant des apports en nature.
Que se passe-t-il pour les contrats en cours lors d'une fusion ?
Les contrats sont automatiquement transférés à la société absorbante dans le cadre de la transmission universelle du patrimoine. Cela inclut les baux commerciaux, les contrats de travail (art. L.1224-1 Code du travail), les assurances. En revanche, les contrats conclus intuitu personae (franchise, mandat, cautionnement personnel) peuvent ne pas être transmis automatiquement et nécessiter l'accord du cocontractant.
Qu'est-ce que le régime fiscal de faveur ?
C'est un régime optionnel prévu aux articles 210 A et 210 B du CGI qui rend la fusion fiscalement neutre : pas d'imposition immédiate des plus-values de fusion, report d'imposition jusqu'à la cession effective des biens. Les droits d'enregistrement sont réduits à un droit fixe (375 € ou 500 €). L'opération doit être motivée par des raisons économiques valables et la société absorbante doit respecter certains engagements.
Les créanciers peuvent-ils s'opposer à l'opération ?
Oui. Les créanciers non obligataires disposent d'un droit d'opposition de 30 jours à compter de la dernière publication (Bodacc pour la TUP, dernière insertion pour les fusions). L'opposition ne bloque pas l'opération mais le tribunal peut ordonner le remboursement de la créance, la constitution de garanties, ou rejeter l'opposition.
Peut-on fusionner des sociétés de formes juridiques différentes ?
Oui. L'article L.236-2 du Code de commerce prévoit qu'une fusion peut être réalisée entre sociétés de forme différente (par exemple SAS et SARL). La fusion est décidée par chaque société dans les conditions de majorité requises pour les modifications de ses statuts.
Le numéro SIREN change-t-il après une fusion ?
La société absorbante conserve son numéro SIREN. La société absorbée perd le sien lors de sa radiation. En cas de fusion par création d'une société nouvelle, un nouveau SIREN est attribué.
Faut-il un notaire pour une fusion ?
Le notaire n'est pas obligatoire pour une fusion entre sociétés commerciales. En revanche, si l'opération implique le transfert de biens immobiliers, l'intervention d'un notaire est nécessaire pour la publication au service de publicité foncière.
Sandrine peut-elle intervenir si les sociétés sont immatriculées dans des départements différents ?
Oui. Toutes les formalités se font en ligne via le guichet unique INPI. Sandrine Chiorozas accompagne les opérations de restructuration partout en France, quelle que soit la localisation des greffes concernés.

Votre groupe se réorganise ? Sandrine structure et pilote votre opération.

Fusion, scission, apport partiel d'actif, TUP : chaque opération est unique. Premier échange téléphonique gratuit pour analyser votre projet.

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