Devenir chauffeur VTC et lancer son activité demande de cocher deux types de cases dans le bon ordre : les conditions réglementaires propres au transport public particulier de personnes, et les formalités classiques de création d’entreprise. Ce n’est pas insurmontable, mais l’ordre des étapes compte. Dans mon accompagnement, j’ai vu trop de futurs chauffeurs se tromper de séquence : ils immatriculent d’abord leur société, puis découvrent que la carte professionnelle VTC met trois mois à arriver. Résultat : une structure qui tourne à vide. Je vais vous donner le bon enchaînement, du premier examen au premier trajet facturé.
- La carte professionnelle VTC est délivrée par la préfecture, après réussite de l’examen T3P organisé par la CMA (ou par équivalence professionnelle). Délai moyen : 3 mois.
- Avant de pouvoir exercer, vous devez aussi vous inscrire au registre national des VTC (REVTC) : démarche en ligne, environ 170 € renouvelable tous les 5 ans.
- Votre véhicule doit respecter des critères stricts : au moins 4,50 m de long, 84 kW de puissance, 4 à 9 places, moins de 6 ans (sauf hybride ou électrique).
- Micro-entreprise vs SASU/EURL : la micro est simple pour démarrer, mais le plafond à 83 600 € de CA et l’impossibilité de déduire les charges réelles la rendent vite limitante dès que votre activité monte.
- L’assurance RC pro transport de personnes est obligatoire. Une assurance auto classique ne couvre pas l’activité VTC professionnelle.
Comprendre le cadre réglementaire avant de créer
La profession de chauffeur VTC est une activité réglementée, encadrée par le Code des transports, articles L3120-1 et suivants. Concrètement, cela signifie que vous ne pouvez pas simplement vous immatriculer et commencer à transporter des clients : il vous faut d’abord obtenir la carte professionnelle VTC, puis inscrire votre entreprise au registre national.
Cette logique est inverse à beaucoup de créations d’entreprise. D’habitude, on crée la structure d’abord, on développe ensuite. Pour les VTC, la carte personnelle est le point de départ. Si vous passez votre examen T3P en janvier et que vous recevez votre carte en avril, vous aurez trois mois à attendre avant de pouvoir exercer légalement, même si votre SASU est déjà immatriculée.
Le régime des VTC est défini par le Code des transports (articles L3120-1 à L3122-9). L’exercice sans carte professionnelle constitue une infraction pouvant entraîner jusqu’à un an d’emprisonnement et 15 000 € d’amende selon les dispositions de l’article L3124-11. L’inscription au REVTC est tout aussi obligatoire que la carte elle-même.
Les conditions personnelles pour devenir chauffeur VTC
Avant même de parler de statut ou de comptabilité, vérifiez que vous remplissez les conditions personnelles imposées par la réglementation.
Le permis de conduire B depuis au moins 3 ans
Vous devez être titulaire du permis de conduire de catégorie B depuis au moins 3 ans à la date de votre demande de carte professionnelle VTC. Si vous avez passé votre permis en conduite accompagnée, le délai est réduit à 2 ans. Pas de permis récent ? Pas de raccourci possible : ce délai est fixé réglementairement.
Un casier judiciaire vierge
Le bulletin n°2 du casier judiciaire (transmis directement par l’administration à la préfecture) ne doit pas comporter de mentions incompatibles avec l’exercice d’une profession de transport de personnes. Les condamnations pour infractions graves au code de la route, violences, ou certains délits économiques sont rédhibitoires.
Une attestation d’aptitude physique
Vous devez produire un certificat médical établi par un médecin agréé par la préfecture, sur le formulaire CERFA n° 14880*02. Ce formulaire atteste que votre état de santé est compatible avec la conduite professionnelle de passagers. L’attestation doit dater de moins de deux ans au moment du dépôt du dossier.
Le médecin agréé n’est pas votre médecin traitant habituel. C’est un médecin spécialement désigné par la préfecture pour les visites médicales des conducteurs professionnels. La liste est disponible sur le site de votre préfecture. Comptez environ 80 à 120 € pour la consultation, non remboursée par la Sécurité sociale.
L’examen T3P ou l’équivalence professionnelle
C’est la condition la plus longue à satisfaire. L’examen dit “T3P” (Transport Public Particulier de Personnes) est organisé par les Chambres de Métiers et de l’Artisanat (CMA). Il comporte deux épreuves :
L’épreuve théorique couvre sept matières : réglementation du transport particulier de personnes, gestion d’entreprise, sécurité routière, français, anglais, développement commercial, et réglementation VTC spécifique.
L’épreuve pratique dure 20 minutes. Elle évalue la planification de trajet, l’anticipation sécurité, la maîtrise du véhicule et la relation client.
Les sessions CMA ont lieu en général 9 fois par an. La préparation recommandée dure entre 50 et 300 heures selon votre niveau de départ. Les organismes de formation facturent entre 400 et 3 000 € selon l’intensité du cursus.
L’équivalence est possible si vous justifiez d’au moins 1 an d’expérience professionnelle de conduite rémunérée dans les 10 dernières années : taxi, ambulance, VSL, transport scolaire. Vous devez alors fournir 12 fiches de paie consécutives (ou l’équivalent en jours travaillés, soit 1 607 heures) et votre contrat de travail.
Obtenir la carte professionnelle VTC
Une fois l’examen réussi (ou l’équivalence reconnue), vous déposez votre dossier de demande de carte professionnelle auprès de la préfecture de votre département de résidence.
Les pièces à fournir
Le dossier comprend en général : copie du permis de conduire, attestation de réussite à l’examen T3P (ou justificatifs d’équivalence), attestation d’aptitude physique (CERFA 14880), pièce d’identité, et formulaire de demande. Depuis novembre 2020, la démarche est dématérialisée sur la plateforme démarches-simplifiées.gouv.fr. Le coût de la carte est d’environ 57,60 € (montant indicatif, vérifiez auprès de votre préfecture).
La carte est valable 5 ans. Son renouvellement exige une formation continue de 14 heures minimum dans un centre agréé, plus un nouveau certificat médical.
La carte professionnelle VTC est personnelle : elle est délivrée au conducteur, pas à l’entreprise. Si vous êtes le seul chauffeur de votre structure, c’est vous qui devez la détenir. Un gérant qui n’a pas sa carte ne peut pas conduire légalement, même s’il est propriétaire de la société.
Les exigences sur le véhicule VTC
Votre véhicule doit respecter des critères précis fixés par le Code des transports. Voici les caractéristiques minimales à respecter :
Véhicule VTC : critères de conformité obligatoires en 2026
| Critère | Exigence minimale |
|---|---|
| Longueur | 4,50 m minimum |
| Largeur | 1,70 m minimum |
| Puissance moteur | 84 kW (114 ch) minimum |
| Nombre de portes | 4 minimum |
| Nombre de places | 4 à 9 (conducteur inclus) |
| Ancienneté | Moins de 6 ans (sauf hybride ou électrique : pas de limite) |
| Contrôle technique | Annuel (et non bisannuel comme pour les particuliers) |
Le contrôle technique annuel est souvent une surprise pour les nouveaux chauffeurs. Pensez à l’intégrer dans votre budget récurrent dès le départ.
S’inscrire au registre national des VTC (REVTC)
Une fois votre entreprise immatriculée et votre carte professionnelle obtenue, vous devez vous inscrire au Registre des Exploitants de Voitures de Transport avec Chauffeur (REVTC). C’est géré par le ministère chargé des transports et la démarche se fait en ligne sur le portail officiel.
Les pièces à fournir pour l’inscription au REVTC comprennent : copie de votre carte professionnelle VTC, certificat d’immatriculation de votre véhicule (carte grise), justificatif d’immatriculation de votre entreprise, et attestation d’assurance professionnelle transport de personnes. Une garantie financière de 1 500 € par véhicule est également exigée.
Le coût d’inscription est d’environ 170 €, renouvelable tous les 5 ans.
Sans ce numéro REVTC, vous ne pouvez pas exercer légalement. Et les plateformes comme Uber ou Bolt refusent d’intégrer un chauffeur non inscrit : elles vérifient automatiquement ce numéro lors de l’inscription partenaire.
Quel statut choisir pour votre entreprise VTC ?
C’est la question que tout le monde me pose en premier. Et je comprends pourquoi : le choix du statut a des conséquences directes sur vos charges, votre protection sociale, et votre capacité à développer l’activité. Voici comment j’y réponds dans mon accompagnement.
La micro-entreprise : simple pour démarrer, vite contraignante
La micro-entreprise (anciennement auto-entrepreneur) est la structure la plus rapide à créer. L’immatriculation est gratuite via le guichet unique INPI, les obligations comptables sont minimes, et les cotisations sociales se calculent directement sur le chiffre d’affaires : environ 22 % du CA encaissé pour les prestations de services.
Mais elle a deux limites structurelles importantes pour un chauffeur VTC.
Le plafond de chiffre d’affaires : en 2026, le seuil pour les prestations de services est de 83 600 €. Au-delà, vous perdez le régime micro et basculez automatiquement vers un régime réel. Sur 52 semaines, avec 5 jours travaillés par semaine, ce seuil représente environ 300 € de facturation journalière brute. C’est atteignable assez vite pour un chauffeur actif.
L’impossibilité de déduire les charges réelles : en micro, vos frais professionnels sont couverts par un abattement forfaitaire de 50 % sur le CA. Pas de déduction réelle de l’assurance (3 000 à 6 000 €/an), des mensualités du véhicule, du carburant, de l’entretien. Dès que ces charges réelles dépassent 50 % de votre CA, le régime réel (en SASU ou EURL) devient plus intéressant fiscalement.
Pour en savoir plus sur les spécificités fiscales, vous pouvez consulter mon article sur la TVA en micro-entreprise.
La SASU : le choix le plus populaire chez les chauffeurs VTC
La SASU (Société par Actions Simplifiée Unipersonnelle) est effectivement le statut que la grande majorité des chauffeurs VTC expérimentés finissent par choisir. Et pour cause.
Premier avantage : si vous ne vous versez pas de salaire, vous conservez vos droits à l’allocation chômage (ARE) que vous perceviez avant de créer votre entreprise. C’est un filet de sécurité non négligeable les premiers mois. Mais attention : dès que vous vous versez une rémunération de dirigeant, l’ARE s’arrête.
Deuxième avantage : vous pouvez déduire l’ensemble de vos charges réelles. Assurance, carburant, entretien du véhicule, amortissement du véhicule, frais de téléphone, abonnements plateformes, tout est déductible du résultat imposable à l’IS (impôt sur les sociétés).
La contrepartie : la gestion est plus complexe. Bilan annuel obligatoire, dépôt des comptes au greffe, charges sociales sur salaire (environ 70 % du net si vous vous rémunérez en salaire, bien moins si vous optez pour les dividendes). Les dividendes sont taxés à 31,4 % (flat tax 2026) ou au barème de l’IR après abattement de 40 %.
Pour comparer SASU et EURL, lisez mon article détaillé sur EURL ou micro-entreprise : comment choisir.
L’EURL : alternative si vous êtes TNS
L’EURL (Entreprise Unipersonnelle à Responsabilité Limitée) permet aussi de déduire les charges réelles. La différence principale avec la SASU : le gérant d’EURL est travailleur non salarié (TNS), affilié à la Sécurité sociale des indépendants (SSI). Les cotisations sociales sur la rémunération sont d’environ 45 % du net, contre 70 % en SASU assimilé-salarié. En contrepartie, la couverture sociale est moins étendue, notamment pour les arrêts maladie.
Pour un chauffeur VTC qui démarre seul et veut minimiser ses charges fixes, l’EURL peut être un bon équilibre entre protection patrimoniale et coût des cotisations.
Dans mon accompagnement, je recommande souvent la micro-entreprise pour une phase de test courte (6 à 12 mois), puis une transformation en SASU ou EURL dès que le CA dépasse régulièrement 50 000 à 60 000 €. Cette séquence permet de valider le projet sans frais fixes lourds, avant de structurer durablement. Je propose ce parcours en accompagnement chez Jurixa : d’abord la création de micro-entreprise, puis la transformation en société au bon moment.
TVA et VTC : ce qu’il faut savoir
La TVA est un sujet qui revient souvent dans les questions de mes clients VTC. Voici les règles en vigueur en 2026.
En micro-entreprise : franchise en base TVA
En micro-entreprise, vous bénéficiez automatiquement de la franchise en base TVA tant que votre CA annuel ne dépasse pas 37 500 € (seuil de référence de l’année N-1) ou 41 250 € (seuil de tolérance de l’année en cours). Vous ne facturez pas de TVA à vos clients et vous n’en récupérez pas non plus sur vos achats. Vos factures doivent mentionner : “TVA non applicable, article 293 B du Code général des impôts”.
Au-delà de ces seuils, vous devenez redevable de la TVA même en restant micro.
Point important : le transport de personnes à titre onéreux est en principe soumis à la TVA au taux de 10 %. Mais si vous restez sous les seuils de franchise, cette règle ne vous concerne pas encore.
En SASU ou EURL : TVA au taux de 10 %
Dès que vous sortez du régime micro (ou si vous optez dès le départ pour une société), vous facturez la TVA à vos clients au taux de 10 % applicable au transport de personnes. Vous la reversez à l’État, mais vous récupérez aussi la TVA que vous avez payée sur vos achats professionnels (carburant avec carte dédiée, entretien, équipements). C’est ce mécanisme de récupération de TVA qui rend la société souvent plus intéressante financièrement dès que les dépenses sont élevées.
L’assurance, un poste non négociable
L’assurance professionnelle transport de personnes (RC pro) est obligatoire. Une assurance automobile classique ne couvre pas l’activité VTC commerciale. En cas d’accident lors d’une course, sans assurance professionnelle, vous seriez personnellement exposé.
Cette assurance couvre deux volets :
- La RC professionnelle (dommages causés à des tiers dans le cadre de l’activité),
- La RC circulation (accidents survenant pendant les trajets).
Comptez entre 3 000 et 6 000 € par an selon la zone géographique, le type de véhicule et votre historique de sinistralité. Paris et la région parisienne sont significativement plus chers que la province.
Les étapes de création dans le bon ordre
Une erreur fréquente consiste à créer l’entreprise avant d’obtenir la carte VTC. Si vous optez pour une SASU ou une EURL, vous pouvez tout à fait immatriculer la société en amont pour vous préparer, mais vous ne pourrez pas transporter de clients avant d’avoir votre carte et votre inscription au REVTC. Planifiez la séquence pour éviter de payer des charges fixes à vide.
Voici la séquence que je recommande dans mon accompagnement :
Phase 1, Préparation personnelle (2 à 4 mois)
- Vérifier les conditions (permis, casier judiciaire, aptitude médicale)
- S’inscrire à la préparation à l’examen T3P auprès d’une CMA ou d’un organisme de formation
- Passer l’examen T3P (ou constituer le dossier d’équivalence)
- Déposer le dossier de demande de carte professionnelle à la préfecture
- Réceptionner la carte (délai moyen : 3 mois)
Phase 2, Création de l’entreprise (1 à 2 semaines)
- Choisir le statut (micro, SASU ou EURL)
- Si société : rédiger les statuts, déposer le capital, publier l’annonce légale (~190 €), s’immatriculer via le guichet unique INPI (~70 € de frais de greffe)
- Obtenir le numéro SIRET
Phase 3, Inscription au REVTC et lancement (1 à 2 semaines)
- Acquérir le véhicule conforme (ou le cas échéant souscrire un leasing)
- Souscrire l’assurance RC pro transport de personnes
- S’inscrire au REVTC en ligne (~170 €)
- S’inscrire sur les plateformes (Uber, Bolt, Heetch, LeCab, Free Now)
- Apposer la vignette rouge VTC (~35 €) sur le véhicule
Durée totale réaliste : 3 à 6 mois, en majorité occupée par l’obtention de la carte.
Quel coût pour créer votre entreprise VTC ?
Le tableau ci-dessous synthétise les postes principaux. J’ai volontairement séparé les frais réglementaires (fixes, imposés) des frais de création proprement dits.
Coûts de création d'une entreprise VTC en 2026 (hors véhicule)
| Poste | Micro-entreprise | SASU / EURL |
|---|---|---|
| Immatriculation | Gratuite (guichet unique) | ~260 € (annonce légale + greffe) |
| Accompagnement création | À partir de 50 € (Jurixa) | À partir de 500 € (Jurixa) |
| Examen T3P | 200 € (inscription) | 200 € (inscription) |
| Formation T3P | 400 à 3 000 € | 400 à 3 000 € |
| Carte VTC (préfecture) | ~58 € | ~58 € |
| Inscription REVTC | 170 € | 170 € |
| Vignette VTC | 35 € | 35 € |
| Assurance RC pro (1re année) | 3 000 à 6 000 €/an | 3 000 à 6 000 €/an |
Chez Jurixa, j’accompagne la création de votre entreprise VTC avec des statuts rédigés sur-mesure selon votre situation (seul ou avec un associé futur, patrimoine personnel à protéger, projets de développement). La création d’une micro-entreprise est à partir de 50 €, celle d’une SASU ou EURL à partir de 500 € (+ les frais légaux d’environ 200 €). Ce n’est pas un modèle généré automatiquement : c’est un accompagnement humain, pas à pas, avec un professionnel qui connaît les pièges du secteur.
Pour voir comment je positionne Jurixa face aux autres options du marché :
Qui vous accompagne pour créer votre entreprise VTC ?
| Plateformes automatisées | Jurixa | Expert-comptable ou avocat | |
|---|---|---|---|
| Tarif statuts société | 99-199 € + frais | À partir de 500 € + frais (~200 €) | 1 000 à 2 500 € |
| Statuts sur-mesure | Non (modèle générique) | Oui | Oui |
| Connaissance secteur VTC | Nulle | Intégrée dans l’accompagnement | Variable |
| Micro-entreprise | 49-99 € | À partir de 50 € | 200-500 € |
Questions fréquentes
Peut-on exercer comme VTC en micro-entreprise sur les plateformes ?
Oui, les plateformes (Uber, Bolt, Heetch) acceptent les micro-entrepreneurs. Ils vous demandront votre numéro SIRET, votre carte professionnelle VTC et votre numéro REVTC. La micro-entreprise est compatible avec toutes les plateformes. La limite n’est pas là : elle est dans le plafond de CA (83 600 € en 2026) et dans l’impossibilité de déduire vos charges réelles.
Combien de temps faut-il pour obtenir la carte professionnelle VTC ?
La préfecture dispose d’un délai de 3 mois pour instruire votre dossier à partir de la réception du dossier complet. En pratique, comptez entre 1 et 3 mois selon les préfectures et la qualité de votre dossier. Préparez votre dossier soigneusement dès le premier envoi pour éviter les allers-retours.
Peut-on créer une SASU VTC à plusieurs ?
La SASU est par définition unipersonnelle (un seul associé). Si vous êtes deux partenaires, vous opterez pour une SAS (avec au moins 2 actionnaires) ou une SARL (2 associés minimum). Pour un comparatif des statuts adaptés au transport, lisez mon article SASU ou SARL : le comparatif complet.
L’assurance VTC couvre-t-elle les passagers pendant le trajet ?
Oui, à condition d’avoir souscrit une assurance RC pro spécifique au transport de personnes avec chauffeur. La RC circulation couvre les accidents pendant les trajets, et la RC professionnelle couvre les dommages aux tiers dans le cadre de l’activité. Vérifiez que votre contrat mentionne explicitement le transport de personnes à titre onéreux, certains contrats auto “professionnels” génériques excluent cette activité.
Faut-il un numéro VTC différent pour chaque véhicule ?
L’inscription au REVTC se fait au niveau de l’exploitant (votre entreprise), pas par véhicule. Mais vous devez déclarer chaque véhicule affecté à l’activité VTC, avec la garantie financière de 1 500 € par véhicule. Si vous ajoutez un deuxième véhicule plus tard, vous le déclarez dans votre espace REVTC sans refaire une inscription complète.
Créer son entreprise de chauffeur VTC en 2026 est un projet structuré, pas spontané. La carte professionnelle, le registre REVTC, le véhicule conforme, l’assurance spécifique : chaque brique doit être en place avant la première course. Le choix du statut, lui, dépend de votre horizon temporel et de votre niveau d’activité prévu. Si vous êtes dans une phase d’exploration, la micro-entreprise est une porte d’entrée cohérente. Si vous visez 60 000 € de CA ou plus dès la première année, structurez directement en SASU ou EURL pour optimiser fiscalement.
Dans mon accompagnement chez Jurixa, je prends en charge la rédaction des statuts, le dépôt au guichet unique, la publication de l’annonce légale et toutes les formalités d’immatriculation. Vous vous concentrez sur l’essentiel : préparer votre examen T3P et choisir votre véhicule. Contactez-moi directement pour qu’on définisse ensemble la meilleure structure pour votre projet VTC.