Fermer une SARL, ce n’est jamais une seule décision. C’est deux étapes obligatoires qui s’enchaînent : d’abord la dissolution, la décision de cesser votée en assemblée, puis la liquidation, le règlement des comptes qui se termine par la radiation du registre du commerce et des sociétés (RCS). Comptez un budget de formalités d’environ 450 à 550 euros (deux annonces légales et deux passages au greffe), auquel s’ajoute la fiscalité si la société finit avec de l’argent en caisse. Et prévoyez plusieurs mois : trois à six pour une SARL classique, rarement moins.
Il y a quelques semaines, deux associés d’une petite SARL de conseil m’ont appelée. Leur activité tournait honnêtement, mais l’un partait à la retraite et l’autre voulait passer à autre chose. Leur phrase, mot pour mot : “On veut juste appuyer sur le bouton off.” Sauf qu’il n’y a pas de bouton off. Fermer une société qui va bien, c’est une procédure structurée, avec un ordre à respecter et des délais entre chaque acte. Rien d’insurmontable quand on sait où on met les pieds.
Une précision importante dès le départ, parce qu’elle change tout. Cet article traite de la fermeture amiable, celle que vous décidez parce que votre SARL peut payer ses dettes. Si l’actif ne couvre plus le passif, on bascule dans la liquidation judiciaire, une procédure du tribunal que je détaille dans un autre guide et qui n’a rien à voir. Ici, je vous explique la fermeture volontaire, pas à pas, avec les chiffres 2026 vérifiés et les erreurs que je corrige le plus souvent.
- Deux étapes dans cet ordre : dissolution (décision en assemblée) puis liquidation (règlement des comptes et radiation). Base légale : article 1844-7 du Code civil.
- Majorité de dissolution en SARL : 3/4 des parts (sociétés créées avant le 3 août 2005) ou 2/3 des parts des présents ou représentés avec quorum (créées après), selon l’article L223-30 du Code de commerce.
- Budget des formalités : environ 450 à 550 € (annonce légale de dissolution ~153 € HT, annonce de clôture ~111 € HT, frais de greffe, radiation).
- Si la caisse est positive : le boni de liquidation supporte le droit de partage de 2,5 % (plusieurs associés) puis la flat tax de 31,4 % pour chaque associé.
- Délai réel : 3 à 6 mois. Attention à la SARL avec dettes (cessation des paiements) et à la TUP quand toutes les parts sont réunies en une seule main.
Dissolution puis liquidation : deux temps qu’on ne peut pas fusionner
Beaucoup de dirigeants pensent qu’ils vont “clôturer” leur SARL en un rendez-vous. En réalité, la loi impose une séquence. L’article 1844-7 du Code civil prévoit qu’une société prend fin notamment “par la dissolution anticipée décidée par les associés”. Cette dissolution ouvre une phase de liquidation pendant laquelle la société continue d’exister, uniquement pour solder ses affaires. La personne morale ne disparaît qu’à la toute fin, à la radiation.
Autrement dit, votre SARL reste vivante entre les deux étapes. Elle garde son numéro SIREN, elle doit encore déposer ses déclarations, et elle porte la mention “société en liquidation” sur tous ses documents. Ce n’est qu’une fois les comptes définitifs établis et le solde réparti que le greffe la raye du RCS.
Ne confondez pas fermeture amiable et liquidation judiciaire. La liquidation amiable, c’est vous qui décidez, parce que votre SARL est solvable. La liquidation judiciaire est prononcée par le tribunal quand la société ne peut plus payer ses dettes, et elle expose le gérant à des risques personnels bien réels. Si vous êtes dans ce second cas, lisez plutôt mon guide sur la liquidation judiciaire SARL : les règles y sont totalement différentes.
Liquidation amiable vs liquidation judiciaire : ne pas se tromper de procédure
| Critère | Liquidation amiable | Liquidation judiciaire |
|---|---|---|
| Déclencheur | Décision des associés | Cessation des paiements |
| Qui décide | L’assemblée des associés | Le tribunal de commerce |
| Situation financière | La SARL peut payer ses dettes | L’actif ne couvre plus le passif |
| Qui liquide | Un liquidateur nommé (souvent le gérant) | Un mandataire judiciaire |
| Risque pour le gérant | Limité si tout est en règle | Comblement de passif, interdiction de gérer |
| Point de départ | Cet article | Déclaration sous 45 jours (art. L631-4) |
Étape 1 : la dissolution votée en assemblée
C’est là que la SARL se distingue nettement de sa cousine unipersonnelle. Dans une SASU ou une EURL, un seul associé décide seul. En SARL, vous êtes plusieurs, donc il faut un vote en assemblée générale extraordinaire (AGE), avec une majorité précise.
La majorité requise dépend de l’âge de votre SARL
La dissolution est une modification des statuts. Elle obéit donc aux règles de majorité de l’article L223-30 du Code de commerce, et cette règle a une subtilité que beaucoup ignorent :
- SARL constituée avant le 3 août 2005 (date de publication de la loi du 2 août 2005) : la dissolution se vote à la majorité des trois quarts des parts sociales. On compte sur la totalité des parts, pas seulement sur les présents.
- SARL constituée après cette date : l’assemblée délibère valablement si les associés présents ou représentés détiennent au moins le quart des parts (première convocation), et la décision se prend à la majorité des deux tiers des parts des associés présents ou représentés.
Concrètement, deux SARL identiques peuvent avoir des règles de vote différentes selon leur date de naissance. Je vérifie toujours ce point en premier, parce qu’un vote pris à la mauvaise majorité, c’est une décision fragile qu’un associé mécontent peut faire annuler.
Le procès-verbal et la nomination du liquidateur
L’assemblée acte trois choses dans un procès-verbal de dissolution : la décision de dissoudre, la nomination du liquidateur (le plus souvent le gérant lui-même, mais ça peut être un tiers) et l’étendue de ses pouvoirs. Le PV fixe aussi le siège de la liquidation, c’est-à-dire l’adresse où la société sera joignable pendant cette phase.
L’erreur que je rencontre le plus souvent à ce stade : un PV bâclé, sans les mentions attendues, ou signé par une majorité insuffisante. Le greffe le renvoie, et vous repartez pour plusieurs semaines. Un procès-verbal, ce n’est pas un formulaire à cases, c’est un acte qui engage la société.
L’annonce légale et le dépôt sur le guichet unique
Une fois le PV signé, vous publiez un avis de dissolution dans un support d’annonces légales du département du siège. Ce tarif est forfaitaire depuis 2022 : en 2026, comptez 153 € HT en France métropolitaine (source : Le Coin des Entrepreneurs).
Ensuite, tout passe par le guichet unique de l’INPI (procedures.inpi.fr), qui a remplacé les anciens centres de formalités. Vous y déposez le dossier de dissolution : PV, attestation de parution de l’annonce, déclaration et pièce d’identité du liquidateur. Les frais de greffe de cette formalité tournent autour de 174 € TTC pour une SARL (insertion au BODACC comprise), d’après les tarifs de greffe 2026.
Étape 2 : la liquidation, puis la radiation
La dissolution votée, la SARL entre en liquidation. C’est la phase de rangement, souvent la plus longue.
Les missions du liquidateur
Le liquidateur a deux missions concrètes : réaliser l’actif (vendre le matériel, les stocks, encaisser les créances clients) et apurer le passif (payer les fournisseurs, l’Urssaf, le fisc, la banque). La liquidation est régie par les statuts et par les articles L237-1 et suivants du Code de commerce.
En pratique, c’est cette étape que mes clients sous-estiment. Même une SARL sans gros actifs met souvent deux à quatre mois à solder toutes ses obligations, le temps que la dernière déclaration de TVA passe, que le solde d’impôt sur les sociétés soit calculé, que le dernier fournisseur soit réglé. On ne clôture pas tant qu’il reste un fil qui pend.
Les comptes de clôture, le boni ou le mali
Quand l’actif est réalisé et le passif apuré, le liquidateur établit les comptes de clôture de liquidation. Ils révèlent le résultat final :
- un boni de liquidation s’il reste de l’argent après remboursement des apports (la bonne surprise) ;
- un mali de liquidation si les dettes ont absorbé les apports et une partie de la mise (la perte sèche pour les associés).
Les associés se réunissent une dernière fois pour approuver ces comptes, donner quitus au liquidateur (l’approuver dans sa gestion) et constater la clôture. Un second procès-verbal formalise le tout : le PV de clôture de liquidation.
La deuxième annonce et la radiation
Comme pour la dissolution, la clôture doit être publiée dans le même support d’annonces légales. Tarif 2026 : 111 € HT pour l’avis de liquidation en métropole. Puis vous déposez le dossier de radiation sur le guichet unique. Les frais de greffe de radiation sont modiques, de l’ordre de 13 € TTC. Une fois la formalité acceptée, votre SARL est radiée du RCS et la radiation paraît au BODACC. Là, c’est terminé.
Les deux annonces légales doivent paraître dans le même journal ou service en ligne. Je vois régulièrement des dossiers de clôture retoqués parce que l’avis de liquidation a été publié ailleurs que l’avis de dissolution. Notez le support choisi à l’étape 1 et gardez-le jusqu’au bout.
Boni de liquidation : la double fiscalité à anticiper
C’est le point où une SARL coûte plus cher qu’une SASU à fermer, et personne ne le dit clairement. Quand il y a un boni, il subit deux prélèvements distincts.
Premier prélèvement, le droit de partage. Dès qu’il y a plusieurs associés, la répartition du boni est un partage au sens fiscal. Elle supporte le droit de partage de 2,5 % prévu à l’article 746 du CGI, calculé sur le boni net. Une EURL ou une SASU à associé unique en est exonérée (pas de partage quand on est seul). Votre SARL, elle, y est soumise. Ce droit se paie au service des impôts au moment de l’enregistrement du PV de clôture.
Second prélèvement, la flat tax. Chaque associé est ensuite imposé sur sa part de boni, traitée comme un revenu de capitaux mobiliers. Elle supporte le prélèvement forfaitaire unique de 31,4 % en 2026 (12,8 % d’impôt sur le revenu + 18,6 % de prélèvements sociaux). Attention au chiffre de 30 % qui traîne encore partout : les prélèvements sociaux sont passés de 17,2 à 18,6 % au 1er janvier 2026, ce qui porte la flat tax à 31,4 % (service-public.fr). Sur option, l’associé peut préférer le barème progressif de l’impôt sur le revenu si sa tranche est basse.
Un exemple parle mieux qu’un taux. Une SARL à deux associés créée avec 5 000 euros de capital, qui laisse 25 000 euros en caisse après règlement de toutes les dettes :
- capital remboursé (non imposé) : 5 000 € ;
- boni de liquidation : 20 000 € ;
- droit de partage 2,5 % : 500 € ;
- flat tax 31,4 % sur les 20 000 € : 6 280 € ;
- net réparti entre les deux associés : environ 13 220 €, plus le remboursement du capital.
Je fais toujours ce calcul avec mes clients avant la clôture. C’est le genre de facture qui gâche une fin d’aventure quand on la découvre après coup.
Combien coûte vraiment la fermeture d’une SARL en 2026
Voici le coût réel, poste par poste, hors fiscalité du boni. Les tarifs réglementés (annonces, greffe) sont les mêmes pour tout le monde. Ce qui varie, c’est la façon dont vous gérez le dossier.
Fermer une SARL en 2026 : le budget réel poste par poste
| Poste | Plateforme automatisée | Jurixa | Expert-comptable / avocat |
|---|---|---|---|
| Annonce légale de dissolution | ~153 € HT | ~153 € HT | ~153 € HT |
| Frais de greffe (dissolution) | ~174 € TTC | ~174 € TTC | ~174 € TTC |
| Annonce légale de clôture | ~111 € HT | ~111 € HT | ~111 € HT |
| Frais de radiation | ~13 € TTC | ~13 € TTC | ~13 € TTC |
| Accompagnement | 129 à 250 € (dossier type) | à partir de 800 € (sur-mesure) | 800 à 2 000 € |
| Comptes de clôture | non inclus | coordonnés avec votre comptable | souvent inclus |
| Formalités seules | ~450 à 550 € | ~450 à 550 € | ~450 à 550 € |
La ligne “formalités seules” est incompressible : personne ne peut la faire baisser, c’est l’État qui la fixe. Une plateforme automatisée vend surtout la génération des PV et des annonces à partir d’un modèle. Ça peut suffire pour une SARL minuscule, sans boni, sans dette en cours, sans litige. Le problème, c’est qu’un modèle ne sait pas que vous avez un bail à résilier, un compte courant d’associé à solder ou un boni à calculer proprement. Ces angles morts se transforment en rejet du greffe ou en redressement.
Chez Jurixa, je prends en charge l’intégralité de la procédure : rédaction des deux procès-verbaux adaptés à la majorité de votre SARL, publication des annonces dans le bon support, dépôts sur le guichet unique, et coordination avec votre expert-comptable pour les comptes de clôture. Un seul interlocuteur, moi, du premier PV à la radiation. Ce n’est pas une création SARL, c’est l’inverse, mais la logique reste la même : un dossier fait main plutôt qu’un formulaire pré-rempli.
Combien de temps pour fermer une SARL
Dans le meilleur des cas, une SARL sans dette ni actif, avec des dossiers parfaits, se ferme en deux à trois mois. Honnêtement, je vois rarement ce scénario dans la vraie vie. Pour une SARL classique avec quelques opérations à solder, comptez plutôt trois à six mois. Le temps de laisser passer la dernière TVA, d’attendre le solde d’IS, de purger le délai entre les deux annonces.
La loi laisse jusqu’à trois ans pour boucler la liquidation. Au-delà, le tribunal peut être saisi pour nommer un mandataire. Je n’ai croisé ce cas qu’une fois, sur une SARL avec un contentieux client interminable, mais mieux vaut le savoir.
Cas particuliers : sommeil, dettes et TUP
Trois situations sortent du cadre standard et méritent une décision réfléchie.
La SARL sans activité : la mise en sommeil comme alternative. Si vous voulez juste faire une pause sans fermer définitivement, la mise en sommeil suspend l’activité jusqu’à deux ans, renouvelable une fois, sans toute la procédure de dissolution. C’est souvent le bon choix quand on hésite à reprendre plus tard. Mais attention, une société en sommeil continue de déposer ses comptes et coûte des frais fixes. Le sommeil retarde la décision, il ne l’annule pas.
La SARL avec des dettes : on change de terrain. Si votre SARL ne peut plus payer ses dettes avec ce qu’elle possède, ce n’est plus une liquidation amiable. Vous êtes en cessation des paiements, et le gérant a l’obligation de le déclarer au tribunal dans un délai de 45 jours (article L631-4 du Code de commerce). Passer outre, c’est risquer une faute de gestion. Dès que le passif dépasse l’actif disponible, arrêtez la procédure amiable et parlons-en.
La TUP : dissoudre sans liquider. Quand toutes les parts d’une SARL sont réunies entre les mains d’une seule société (une holding, par exemple), la dissolution entraîne la transmission universelle du patrimoine à l’associé unique personne morale, sans liquidation, en application de l’article 1844-5 du Code civil. C’est une mécanique de restructuration à part que je décris dans mon guide sur la dissolution sans liquidation. Elle ne s’applique pas quand l’associé unique est une personne physique.
Les pièges qui coûtent cher
Au-delà de la procédure, quatre oublis reviennent sans cesse dans les dossiers que je reprends.
La déclaration de résultats de clôture. La cessation d’activité déclenche l’obligation de déposer une déclaration de résultats dans les 60 jours. On l’oublie facilement quand on pense déjà à autre chose, et le fisc, lui, n’oublie pas.
La TVA. La dernière déclaration de TVA doit être transmise après la cessation. Une SARL qui disparaît du RCS mais laisse une TVA en suspens, c’est un courrier de l’administration qui arrive quand la société n’existe plus.
La radiation elle-même. J’ai vu des dirigeants s’arrêter après la clôture, persuadés que “c’est fait”. Sans dépôt du dossier de radiation, la SARL reste inscrite, continue de générer des obligations déclaratives et peut être radiée d’office plus tard, dans de moins bonnes conditions.
La responsabilité du liquidateur. Le liquidateur répond de ses fautes. S’il oublie une dette, s’il répartit le boni avant d’avoir tout payé, s’il bâcle les comptes, il peut être recherché personnellement. C’est pour ça que je ne traite jamais une clôture comme une simple formalité de fin.
Le liquidateur est nommé pour trois ans au maximum, mandat renouvelable par décision des associés. Tant que la liquidation dure, la société conserve sa personnalité morale : elle garde son SIREN, doit continuer à déposer ses déclarations et reste titulaire de ses contrats. Elle ne disparaît juridiquement qu’à la radiation du registre, pas à la dissolution. Beaucoup de dirigeants croient l’inverse et arrêtent leurs obligations déclaratives trop tôt.
Un dernier repère utile : fermer coûte à peu près le même ordre de grandeur que créer. Si vous hésitez encore entre fermer votre société et repartir sur autre chose, sachez qu’une création d’entreprise neuve après radiation vous fera repasser par le dépôt de capital et l’immatriculation complète. Dans certains cas, une transformation ou une mise en sommeil coûte moins cher que le cycle fermeture puis recréation.
Questions fréquentes
Quel coût pour fermer une SARL ?
Les formalités incompressibles (deux annonces légales, frais de greffe de dissolution et de radiation) représentent environ 450 à 550 € en 2026. À cela s’ajoute la fiscalité si la SARL laisse un boni : le droit de partage de 2,5 % puis la flat tax de 31,4 % pour chaque associé. L’accompagnement d’un professionnel se facture en plus : à partir de 800 € chez Jurixa, soit le bas de la fourchette pratiquée par un expert-comptable ou un avocat, qui va de 800 à 2 000 €.
Comment fermer définitivement une SARL ?
En enchaînant les deux étapes obligatoires. D’abord la dissolution : vote en assemblée à la majorité de l’article L223-30 du Code de commerce, PV, nomination du liquidateur, annonce légale, dépôt sur le guichet unique. Ensuite la liquidation : réalisation de l’actif, apurement du passif, comptes de clôture, seconde annonce, puis dépôt de la radiation. La SARL disparaît définitivement au moment de la radiation du RCS, publiée au BODACC.
Est-il possible de fermer une SARL sans bilan ?
Non, la fermeture suppose toujours d’arrêter des comptes. Même une SARL sans activité doit établir des comptes de clôture de liquidation qui font le point sur ce qu’il reste. Ce sont eux qui déterminent l’existence d’un boni ou d’un mali et déclenchent la fiscalité. Une SARL qui n’a jamais rien encaissé aura des comptes simples, mais elle en aura quand même. C’est différent de la déclaration de résultats annuelle, qui, elle aussi, reste due jusqu’au bout.
Où va l’argent d’une société qui ferme ?
Il suit un ordre strict. Le liquidateur paie d’abord toutes les dettes : fournisseurs, organismes sociaux, fisc, banque. Ensuite, il rembourse aux associés leurs apports initiaux. S’il reste quelque chose après ces deux étapes, ce solde est le boni de liquidation, réparti entre les associés au prorata de leurs parts, après droit de partage et flat tax. S’il ne reste rien, voire s’il manque de quoi rembourser les apports, on parle de mali de liquidation, une perte pour les associés.
Ce que je retiens de la fermeture d’une SARL
Fermer une SARL n’a rien d’un simple clic. C’est une procédure en deux temps, dissolution puis liquidation, avec des majorités à respecter, des annonces à publier dans le bon ordre, une fiscalité du boni à anticiper et une radiation à ne surtout pas oublier. Rien d’insurmontable, mais chaque étape a ses exigences, et c’est leur enchaînement propre qui garantit une fermeture nette.
Ce que je dis toujours aux associés qui tournent la page : votre tranquillité d’après dépend de la rigueur de cette dernière étape. Une SARL fermée dans les règles, c’est un dossier clos pour de bon, sans courrier du fisc deux ans plus tard et sans responsabilité qui traîne. Si vous voulez la fermer sereinement, contactez-moi : je reprends le dossier du premier procès-verbal jusqu’à la radiation.