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Changer de gérant de SARL : procédure et formalités 2026

Sandrine Chiorozas · · 11 min de lecture
JURIXA.FR
SARL · Changement de gérant 2026
Changer de gérant,
sans tout refaire
Décision des associés, guichet unique, annonce légale. Ce qu'il faut vraiment faire, et dans quel ordre.
1 mois
délai légal pour déclarer le changement au guichet unique
Art. R123-66 C. com
~300 €
de frais obligatoires : annonce légale + greffe + INPI + BODACC
Tarifs 2026
50 %
des parts sociales pour nommer un nouveau gérant en décision ordinaire
Art. L223-29
Gérant statutaire vs acte séparé : ce qui change
Nommé dans les statuts
  • Les statuts mentionnent son nom
  • Mise à jour des statuts à prévoir
  • Nom retirable en décision ordinaire (depuis 2015)
Nommé par acte séparé
  • Nom absent des statuts
  • Aucun toilettage des statuts
  • Une décision collective ordinaire suffit
JURIXA
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Changer de gérant de SARL prend en général deux à trois semaines et coûte environ 300 euros de frais obligatoires. La décision se prend en assemblée des associés, à la majorité de plus de la moitié des parts sociales, se matérialise par un procès-verbal de nomination, puis se déclare au guichet unique de l’INPI dans un délai d’un mois, avec publication d’une annonce légale et mise à jour du Kbis. Rien d’un contentieux, tout d’une formalité bien conduite.

Le mois dernier, un client m’a appelée un peu paniqué. Son gérant venait de démissionner, et il était persuadé de devoir réécrire tous ses statuts et convoquer une assemblée extraordinaire à 75 %. En réalité, dans sa configuration, une simple décision collective ordinaire suffisait. C’est l’erreur la plus fréquente que je vois sur ce sujet : confondre le changement de gérant, qui reste une opération assez souple, avec une lourde modification statutaire. Je vais vous détailler chaque cas de figure, la distinction décisive entre gérant nommé dans les statuts et gérant nommé par acte séparé, et toutes les formalités à ne pas rater.

L'essentiel en 30 secondes
  • Nommer un nouveau gérant est une décision ordinaire des associés : plus de la moitié des parts sociales (article L223-29 du Code de commerce), sauf majorité plus forte prévue par les statuts.
  • Si le gérant sortant était nommé dans les statuts, ceux-ci se mettent à jour, mais depuis 2015 le retrait de son nom peut se voter en décision ordinaire (article L223-18), sans assemblée extraordinaire.
  • Formalités clés : procès-verbal, déclaration de non-condamnation et de filiation du nouveau gérant, dépôt au guichet unique INPI, annonce légale, nouveau Kbis.
  • Délai légal : un mois pour déclarer (article R123-66). Budget des frais obligatoires : environ 300 euros.
  • Pièges à éviter : oublier de transférer les pouvoirs bancaires, laisser l’ancien gérant sur le Kbis, ignorer le changement de régime social si le nouveau gérant est majoritaire.

Les cas qui déclenchent un changement de gérant

Un gérant ne part jamais par hasard. Derrière chaque changement, il y a une situation précise, et cette situation détermine une partie de la procédure. Passons-les en revue.

La démission. Le gérant décide de partir de lui-même. Il notifie sa décision aux associés, en pratique par lettre recommandée avec accusé de réception, en respectant ce que prévoient les statuts (préavis éventuel, forme de la notification). Il n’existe pas de préavis légal fixe, mais un gérant qui démissionne brutalement, à un moment critique pour la société, peut voir sa responsabilité engagée pour démission “à contretemps”. Concrètement, on soigne toujours la date d’effet et l’articulation avec la nomination du remplaçant, pour éviter tout vide de gérance.

La révocation. Là, ce sont les associés qui écartent le gérant. C’est une opération plus sensible, encadrée par le principe du juste motif, avec un vrai risque de dommages et intérêts si elle est mal préparée. Je ne la développe pas ici parce qu’elle mérite un traitement à part entière : tout le détail de la procédure, des motifs valables et de la jurisprudence se trouve dans mon guide dédié à la révocation d’un gérant de SARL. Retenez simplement que si votre changement passe par une révocation, vous n’êtes plus dans une simple formalité, mais dans un acte à sécuriser de près.

Le décès ou l’incapacité. La société ne disparaît pas avec son gérant. Les associés doivent réagir vite pour nommer un remplaçant et ne pas paralyser la gestion courante. Quand le gérant décédé était l’unique dirigeant, la question de la convocation se pose : tout associé, ou un mandataire désigné en justice, peut prendre l’initiative de réunir l’assemblée. J’ai accompagné une SARL familiale en 2026 où le gérant fondateur était décédé sans que personne n’ose bouger pendant six semaines. La banque avait gelé les paiements. On a régularisé en urgence, mais ces semaines perdues auraient pu être évitées.

L’arrivée du terme du mandat. Si les statuts ont fixé une durée au mandat de gérant (par exemple trois ou six ans), l’échéance impose de statuer : reconduction ou remplacement. Un mandat qui arrive à terme sans décision laisse la société dans une zone grise qu’il vaut mieux fermer par un vote formel.

Dans tous ces cas, une constante : la nomination d’un nouveau gérant suit la même mécanique. C’est elle qui structure l’essentiel des formalités.

Gérant nommé dans les statuts ou par acte séparé : la distinction qui change tout

Voici le point le plus mal traité sur le sujet, et pourtant le plus déterminant. Tout dépend de la façon dont le gérant sortant avait été désigné à l’origine.

Un gérant de SARL peut avoir été nommé de deux manières. Soit directement dans les statuts, avec son nom inscrit dans le texte fondateur de la société. Soit par acte séparé, c’est-à-dire par une décision collective postérieure (un procès-verbal d’assemblée), sans que son nom figure dans les statuts. L’article L223-18 du Code de commerce prévoit expressément ces deux voies : les gérants “sont nommés par les associés, dans les statuts ou par un acte postérieur”.

Pourquoi est-ce si important ? Parce que dans le premier cas, changer de gérant touche au contenu des statuts, alors que dans le second, non.

Beaucoup de sites vous diront que si le gérant était dans les statuts, il faut obligatoirement une assemblée générale extraordinaire à la majorité renforcée des trois quarts. C’était vrai autrefois. Ça ne l’est plus depuis la loi du 6 août 2015. Le même article L223-18 précise désormais que “la mention du nom d’un gérant dans les statuts peut, en cas de cessation des fonctions de ce gérant pour quelque cause que ce soit, être supprimée par décision des associés” prise dans les conditions ordinaires de l’article L223-29. En clair : même quand le gérant était statutaire, retirer son nom des statuts se vote à la majorité de plus de la moitié des parts, pas aux trois quarts.

Gérant statutaire ou par acte séparé : quelle procédure en 2026 ?

CritèreGérant nommé dans les statutsGérant nommé par acte séparé
Son nom figure dans les statutsOuiNon
Mise à jour des statutsOui, pour retirer le nomAucune
Majorité pour retirer le nomDécision ordinaire (> 50 % des parts) depuis 2015Sans objet
Majorité pour nommer le remplaçantDécision ordinaire (> 50 % des parts)Décision ordinaire (> 50 % des parts)
Assemblée extraordinaire (75 %) ?Non, sauf autres modifications statutaires jointesNon
LourdeurModérée (statuts à jour)Légère

Une réserve à connaître. Si vos statuts imposent expressément une majorité plus forte pour ces décisions, on applique la clause : les statuts peuvent durcir, jamais assouplir. Et si vous profitez du changement de gérant pour modifier autre chose (l’objet social, le siège, le capital), vous basculez alors dans une vraie modification statutaire soumise à l’article L223-30, qui exige les trois quarts des parts pour les SARL constituées avant août 2005, ou les deux tiers des parts présentes ou représentées, avec quorum, pour les SARL plus récentes. Si votre seul projet reste de transformer les statuts sur d’autres points, mon guide sur la modification des statuts détaille cette mécanique.

La majorité pour nommer le nouveau gérant

La bonne nouvelle, c’est que la nomination est toujours une décision ordinaire, quelle que soit l’origine du gérant sortant. L’article L223-29 du Code de commerce fixe la règle : les décisions ordinaires sont adoptées par un ou plusieurs associés représentant plus de la moitié des parts sociales.

Un point que je précise systématiquement à mes clients : cette majorité se calcule sur le total des parts de la société, pas sur les seules parts présentes à l’assemblée. Si votre SARL compte 100 parts et que 60 sont représentées le jour de l’assemblée, il faut réunir 51 voix pour nommer le gérant, pas 31.

Si cette majorité n’est pas atteinte à la première consultation, l’article L223-29 prévoit une seconde consultation : les associés sont de nouveau convoqués, et cette fois la décision se prend à la majorité des votes émis, quel que soit le nombre de votants, sauf clause statutaire contraire. Autrement dit, un blocage à la première assemblée ne condamne pas définitivement la nomination.

50 %
Part minimale du capital pour nommer un nouveau gérant en décision ordinaire de SARL
Article L223-29 du Code de commerce

La procédure complète, étape par étape

Une fois la décision prise, tout s’enchaîne dans un ordre précis. Voici le déroulé que je pilote pour mes clients.

1. Convoquer et réunir les associés. L’assemblée statue sur la fin des fonctions du gérant sortant et la nomination du remplaçant. Pour une SARL à associé unique, l’associé prend la décision seul et la consigne dans un registre. Pensez à convoquer dans les formes prévues par les statuts, avec l’ordre du jour mentionnant clairement la question de la gérance.

2. Rédiger le procès-verbal de nomination. Il mentionne l’identité du gérant sortant, celle du nouveau gérant entrant, la date d’effet et, le cas échéant, la mise à jour de l’article des statuts concerné. Le PV est certifié conforme.

3. Recueillir l’acceptation des fonctions. Le nouveau gérant doit accepter son mandat. C’est aussi le moment de réunir deux documents indispensables : la déclaration de non-condamnation (il atteste sur l’honneur n’avoir fait l’objet d’aucune interdiction de gérer) et la déclaration de filiation (noms et prénoms de ses parents). Sans ces pièces, le guichet unique bloque le dossier.

4. Publier une annonce légale. Un avis de changement de gérant est publié dans un support habilité du département du siège, pour rendre le changement opposable aux tiers. Vous recevez une attestation de parution à joindre au dossier.

5. Déclarer au guichet unique de l’INPI. Tout passe désormais par le portail formalites.entreprises.gouv.fr. Vous y déposez le PV certifié, les statuts mis à jour si le gérant était statutaire, l’attestation d’annonce légale, la pièce d’identité et les déclarations du nouveau gérant. Le greffe traite, puis transmet.

6. Récupérer le nouveau Kbis. Une fois l’inscription modificative enregistrée au registre du commerce et des sociétés, un Kbis actualisé mentionne le nouveau gérant. C’est votre preuve officielle du changement, celle que réclameront banque, clients et administrations.

Un mot sur le registre des bénéficiaires effectifs (RBE). Le changement de gérant, à lui seul, n’impose pas toujours de mettre à jour le RBE, qui recense les personnes détenant plus de 25 % du capital ou exerçant un contrôle. Mais si le nouveau gérant devient aussi associé majoritaire, ou si la répartition du capital évolue en même temps, la déclaration du bénéficiaire effectif doit être actualisée dans la foulée. Je vérifie ce point à chaque dossier, car c’est un oubli classique.

Combien coûte un changement de gérant en 2026

Le budget se décompose en postes bien identifiés. Les tarifs des annonces légales pour 2026 sont fixés par l’arrêté du 19 novembre 2025.

~300 €
Budget des formalités obligatoires d'un changement de gérant : annonce légale + greffe + INPI + BODACC
Tarifs 2026 (arrêté du 19/11/2025) et greffe

Concrètement, poste par poste :

  • Annonce légale : forfait de 109 euros hors taxes en métropole pour un avis de changement de dirigeant (126 euros hors taxes à La Réunion et Mayotte). Attention, ce forfait ne vaut que si l’avis porte sur ce seul changement. Si vous cumulez plusieurs modifications dans la même annonce, la facturation repasse au caractère et le coût grimpe.
  • Frais de greffe, INPI et BODACC : environ 185 à 195 euros au total, dont la part la plus lourde est l’insertion au Bulletin officiel des annonces civiles et commerciales (BODACC), autour de 116 euros.
  • Total des frais obligatoires : de l’ordre de 300 euros, quel que soit le prestataire que vous choisissez, puisque ces montants sont réglementés.

À ces frais réglementés s’ajoute, si vous déléguez, le coût de l’accompagnement. Et là, les écarts sont réels.

Faire changer son gérant : qui fait quoi, à quel prix en 2026 ?

PrestationPlateforme automatiséeJurixaExpert-comptable ou avocat
Rédaction du PV et des statutsModèle type pré-rempliSur-mesure, adapté à votre casSur-mesure
Vérification régime social du nouveau gérantNonOuiOui
Accompagnement humainFormulaire en ligneInterlocutrice uniqueOui
Honoraires (hors frais obligatoires)99 à 149 €À partir de 340 €400 à 900 €

Une plateforme automatisée génère un procès-verbal standard à partir d’un modèle. Ça peut suffire pour un cas très simple. Le problème apparaît quand la situation a une subtilité : gérant statutaire, nouveau gérant qui devient majoritaire, clause de majorité renforcée dans les statuts. Le formulaire ne la voit pas, et le dossier est refusé au greffe ou, pire, laisse passer un point qui vous rattrape plus tard. Un expert-comptable ou un avocat traitera le dossier avec sérieux, mais pour une formalité de ce type, la facture de 400 à 900 euros est souvent surdimensionnée. Chez Jurixa, je prends en charge l’intégralité de la procédure de changement de gérant à partir de 300 euros : je rédige le PV et les statuts adaptés à votre configuration réelle, je monte le dossier complet sur le guichet unique et je le suis jusqu’au nouveau Kbis.

Les conséquences à ne pas négliger

Le changement de gérant ne s’arrête pas au Kbis. Plusieurs sujets méritent votre attention dans les jours qui suivent.

Les pouvoirs bancaires. L’ancien gérant reste souvent signataire sur les comptes tant que la banque n’a pas été informée. C’est un angle mort dangereux. Prévenez l’établissement, révoquez les procurations, mettez à jour les mandats de signature. Sans quoi un ex-gérant fâché conserve techniquement l’accès aux comptes.

Les contrats en cours. Les engagements signés par la société continuent : baux, contrats fournisseurs, assurances, prêts. Le changement de gérant ne les remet pas en cause, mais certains partenaires demandent un Kbis à jour, voire une notification formelle du nouveau représentant légal.

Si le gérant sortant s’était porté caution personnelle d’un prêt ou d’un bail de la société, son départ ne le libère pas. La caution suit la personne, pas la fonction. Il faut obtenir de la banque ou du bailleur une mainlevée écrite, et le plus souvent la remplacer par la caution du nouveau gérant. C’est le point que je vérifie en premier quand un dirigeant me dit qu’il quitte sa société : beaucoup découvrent des années plus tard qu’ils garantissent encore une dette qui n’est plus la leur.

La responsabilité de l’ancien gérant. Il reste responsable des fautes de gestion commises pendant son mandat, même après son départ. Le changement ne l’exonère de rien pour le passé. C’est un point que je rappelle toujours au gérant sortant comme au nouveau : la ligne de partage des responsabilités se situe à la date d’effet de la nomination.

Le cumul mandat et contrat de travail. Un gérant peut, sous conditions strictes, cumuler ses fonctions avec un contrat de travail pour des tâches techniques distinctes, exercées sous lien de subordination. Ce montage se vérifie au cas par cas, surtout quand le nouveau gérant détient des parts.

Le changement de régime social. C’est le vrai piège de l’opération. Le régime social du gérant dépend de sa participation au capital. Un gérant majoritaire (plus de 50 % des parts, seul ou avec son foyer) relève des travailleurs non salariés (TNS). Un gérant minoritaire ou égalitaire est assimilé salarié et cotise au régime général. Si votre nouveau gérant ne détient pas la même part que l’ancien, le régime social bascule, avec des conséquences réelles sur les cotisations et la couverture. J’ai vu des sociétés découvrir des mois plus tard que leur nouveau gérant aurait dû s’affilier au TNS. Pour tout comprendre de cette bascule, lisez mon analyse détaillée du gérant majoritaire et minoritaire de SARL. Et si votre société fonctionne avec plusieurs gérants, ma page sur la cogérance en SARL complète le tableau.

Les trois oublis qui coûtent cher : dépasser le délai d’un mois pour déclarer au guichet unique (le greffe peut refuser ou majorer le dossier), laisser l’ancien gérant apparaître sur le Kbis faute d’avoir bouclé la formalité, et ne pas révoquer ses pouvoirs bancaires. Aucun n’est grave pris à temps. Tous deviennent pénibles quand on les découvre trop tard.

Questions fréquentes

Comment changer de gérant dans une SARL ?

En quatre temps. D’abord, les associés se réunissent en assemblée et votent la fin des fonctions du gérant sortant et la nomination du remplaçant, à la majorité de plus de la moitié des parts sociales. Ensuite, on rédige le procès-verbal et, si le gérant était nommé dans les statuts, on met ces derniers à jour. Puis on publie une annonce légale de changement de dirigeant. Enfin, on dépose le dossier au guichet unique de l’INPI pour obtenir un Kbis actualisé. Le tout se déclare dans le mois qui suit la décision.

Combien coûte un changement de gérant de SARL ?

Comptez environ 300 euros de frais obligatoires : l’annonce légale (forfait de 109 euros hors taxes en métropole en 2026) et les frais de greffe, INPI et BODACC (environ 185 à 195 euros). Ces montants sont réglementés, ils sont identiques quel que soit le prestataire. Si vous déléguez la procédure, s’ajoutent des honoraires d’accompagnement : à partir de 300 euros chez Jurixa, contre 400 à 900 euros chez un expert-comptable ou un avocat.

Faut-il modifier les statuts pour changer de gérant ?

Cela dépend de l’origine du gérant sortant. S’il avait été nommé par acte séparé, non : une simple décision collective suffit, sans toucher aux statuts. S’il figurait nommément dans les statuts, il faut les mettre à jour pour retirer son nom. Mais depuis la loi du 6 août 2015 (article L223-18 du Code de commerce), ce retrait se vote en décision ordinaire, à plus de la moitié des parts, et non plus en assemblée extraordinaire à 75 %.

Quel est le délai pour déclarer un changement de gérant ?

Un mois à compter de la décision de nomination, en application de l’article R123-66 du Code de commerce. Passé ce délai, le greffe peut refuser le dépôt ou appliquer une régularisation. Dans la pratique, entre la tenue de l’assemblée, la publication de l’annonce légale et le traitement par le guichet unique, l’ensemble prend le plus souvent deux à trois semaines.

Le changement de gérant modifie-t-il le régime social du dirigeant ?

Oui, potentiellement, et c’est un point sensible. Le régime dépend du pourcentage de parts détenu par le gérant. Un gérant majoritaire relève des travailleurs non salariés, un gérant minoritaire ou égalitaire est assimilé salarié. Si le nouveau gérant détient une part du capital différente de l’ancien, son régime social peut changer, avec un impact sur ses cotisations et sa protection. Ce point se vérifie avant la nomination, jamais après.

Ce que je retiens du changement de gérant en 2026

Changer de gérant de SARL n’a rien d’insurmontable. C’est une décision des associés à la majorité de plus de la moitié des parts, quelques pièces à réunir, une annonce légale, un dépôt au guichet unique, et un mois pour boucler le tout. La seule vraie subtilité tient à l’origine du gérant sortant, statutaire ou par acte séparé, et à la bascule de régime social si les parts changent de main.

Si vous voulez avancer sereinement, sans mauvaise surprise au greffe ni oubli sur les pouvoirs bancaires, je m’occupe de l’ensemble de la procédure pour vous. Que votre projet passe par une simple création SARL, par une création EURL quand le nouveau gérant reste seul associé, ou par la vie courante de votre société, l’accompagnement humain fait la différence sur ce genre de formalité, précisément parce qu’elle paraît simple jusqu’au moment où un détail coince.

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Sandrine Chiorozas, experte en création d'entreprise

Sandrine Chiorozas

Experte en création d’entreprise — 15 ans d'expérience

Double compétence en droit des affaires et droit notarial, Sandrine accompagne les entrepreneurs dans toutes les étapes de la vie de leur société. Chaque article est rédigé avec rigueur et vérifié auprès des sources officielles.

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